Analyse

Peut-on transmettre les images d’une course en 4G ou 5G ?

L’UTMB Mont-Blanc 2026 s’est déroulé du 24 au 30 août. Sa course reine a traversé la France, l’Italie et la Suisse sur 174 kilomètres et 9 900 mètres de dénivelé positif. Les images ont été proposées sur UTMB Live et par plusieurs diffuseurs, dont L’Équipe, DAZN et Eurovision Sport. La vraie question n’est donc pas de savoir si une course peut être transmise en 4G ou en 5G, mais quelles caméras peuvent dépendre du réseau mobile et avec quel plan de reprise.

Pour suivre les têtes de course, la production ne peut pas installer une caméra tous les cent mètres. Des cadreurs courent sur les sentiers, d’autres suivent en VTT, tandis que des drones et des caméras fixes complètent le récit. Le direct dépend alors d’une question très concrète : comment transmettre une image depuis une vallée encaissée, un versant boisé ou un col situé loin de toute liaison filaire ?

La même question se pose sur un marathon ou une course cycliste. Des cas publics montrent que les images de plusieurs caméras peuvent être transmises sur tout un parcours. D’autres documentent des secteurs sans image mobile. La différence tient moins à l’étiquette 4G ou 5G qu’à la couverture réelle, à la capacité disponible, à la priorité accordée aux flux et au dispositif prévu lorsque la liaison se dégrade.

À l’UTMB 2024, certaines portions restaient sans image mobile

Pour l’édition 2024 analysée par Broadcast, le dispositif de production réunissait une régie à Chamonix, treize caméras fixes au départ et à l’arrivée, trois drones et des cadreurs à pied ou à VTT. Les images du parcours rejoignaient la régie par la 4G publique. Une équipe reconnaissait le tracé environ un mois avant l’événement pour identifier les secteurs exploitables.

Un reportage publié par La DH précise l’organisation sur le terrain. Environ quinze personnes étaient chargées des images mobiles : six ou sept cadreurs à VTT, six à pied et trois dronistes. Les reconnaissances servaient à construire un tableau de route adapté aux capacités de chacun. Un cadreur à pied portait près de deux kilos, caméra et relais de transmission compris.

Cette préparation n’offrait pas une couverture continue. En août 2024, Isabel Levionnois, dirigeante d’Outdoor Sport Live, expliquait au Monde que le réseau 4G/5G disparaissait après Les Contamines et que les images mobiles des élites reprenaient à Courmayeur. Sur certains secteurs, des VTT devaient emporter une liaison Starlink. Le dispositif restait trop lourd pour les camera runners.

Le relief cumule plusieurs contraintes. Une vallée peut masquer une antenne, un col peut se trouver loin d’un site radio ou de sa liaison vers le reste du réseau, et la végétation peut atténuer le signal. L’Union internationale des télécommunications consacre d’ailleurs une recommandation spécifique à cette atténuation. Cela ne prouve pas que chaque rupture de l’UTMB vient des arbres. Les versants boisés doivent simplement être testés dans leur état réel, plutôt que validés depuis une carte.

La DH décrit l’OCC, la CCC et l’UTMB comme retransmises intégralement en direct. Cela ne signifie pas qu’une image mobile des leaders est disponible sur chaque portion. Lorsque les cadreurs ne peuvent plus transmettre, le programme continue avec les données de course et les autres caméras disponibles jusqu’au prochain secteur connecté. Starlink peut réduire certaines coupures sans remplacer partout la 4G/5G : le terminal doit voir le ciel, être alimenté et rester transportable par l’équipe de prise de vues.

En 2026, les sources officielles confirment les images de drones, de cadreurs à pied et de VTT, mais ne publient ni la chaîne de transmission ni les secteurs couverts par Starlink. Le dispositif 2024 reste donc le cas technique documenté, sans supposer que l’architecture actuelle soit identique.

Marathon et cyclisme : ces images ont bien été utilisées dans le direct

Le marathon de Pékin 2022 fournit le cas public le plus complet. Cinq sources mobiles 4K suivaient la course sur 42 kilomètres. Chaque signal était encodé sur le parcours, réparti entre plusieurs accès 4G et 5G, puis reçu séparément dans le camion installé à l’arrivée. Les cinq images pouvaient être sélectionnées par la réalisation et ont alimenté le programme diffusé sur CCTV-5. Le rapport de l’Union internationale des télécommunications indique un débit compris entre 25 et 40 Mbit/s par flux.

Le cyclisme fournit deux exemples plus récents. Aux Championnats du monde UCI de para-cyclisme sur route de Zurich en 2024, cinq encodeurs transportaient vers un car les images de motos et de drones par agrégation cellulaire, c’est-à-dire en combinant plusieurs connexions mobiles. Les délais étaient alignés pour permettre le passage d’une caméra à l’autre. Le programme final a été diffusé sur Eurovision Sport et d’autres chaînes.

En février 2026, L’Étoile de Bessèges et le Tour de Provence ont été réalisés à distance depuis les locaux de L’Équipe. Des motos transmettaient en 4G/5G, trois caméras couvraient l’arrivée et un hélicoptère disposait de Starlink. Le retour publié parle de « 100 % 4G/5G », mais décrit une architecture combinant cellulaire et satellite. Il confirme que les images des motos alimentaient le direct, sans établir que toute la chaîne reposait exclusivement sur la 4G ou la 5G.

À Pékin, le réseau avait été préparé sur les 42 kilomètres

Le retour technique décrit plusieurs reconnaissances avant la course. Les équipes ont mesuré les réseaux dans les conditions de déplacement prévues. Les opérateurs ont ensuite corrigé les zones sans couverture ou faiblement couvertes et ajouté des points de couverture là où cela était nécessaire.

Le jour du direct, les cinq flux ne dépendaient pas d’une seule carte SIM. Sept canaux 4G/5G étaient répartis entre China Mobile, China Unicom et China Telecom. Deux bénéficiaient d’un service prioritaire ; cinq autres empruntaient l’Internet mobile. L’encodeur distribuait les données entre ces accès, corrigeait les erreurs et retransmettait les paquets perdus.

Deux accès utilisaient le niveau de priorité 5QI 4. Leur trafic vidéo recevait ainsi un traitement différent de celui d’un téléphone ordinaire lorsque la cellule était chargée. Les changements de cellule avaient aussi été optimisés pour réduire les variations de débit pendant le déplacement.

La production surveillait la position de chaque véhicule, la force du signal, l’état des cartes SIM, le débit et le délai. Les cinq sources étaient réglées sur un délai de bout en bout de 2,1 secondes afin de rester synchronisées. Des chemins principaux et de secours protégeaient encore la réception avant l’entrée des images dans le camion.

Cette architecture ne reposait donc pas sur la seule disponibilité commerciale de la 5G. Le parcours avait été testé, certaines ressources étaient prioritaires, les cellules avaient été optimisées et la réception était redondée.

Sur La Vuelta 2025, les caméras de course passaient par des relais RF

Telefónica avait renforcé la connectivité de La Vuelta 2025. L’opérateur annonçait une réception améliorée sur le parcours, trois unités mobiles 4G/5G sur des arrivées de montagne et plus de 1 200 heures de signaux de télévision ou de contenus numériques supportées par la 5G. Ces chiffres ne décrivent toutefois pas le trajet des images principales de la course.

RTVE documente une autre chaîne pour le signal international. Quatre motos image, une moto de commentaire équipée d’une minicaméra et les hélicoptères transmettaient vers deux aéronefs relais. Les sept sources mobiles et aériennes redescendaient ensuite vers le car de réalisation. Environ 600 millisecondes séparaient la prise de vues sur route de son arrivée dans l’unité. Le programme réalisé était ensuite envoyé vers Torrespaña sur des liaisons fibre.

La 5G servait donc à certains usages de l’événement, tandis que les images de course restaient sur une chaîne RF aérienne dédiée. La présence de 5G sur un événement ne prouve pas que le signal fourni aux diffuseurs l’emprunte. Sur une grande course, la RF peut encore correspondre au niveau de continuité recherché pour les caméras principales.

Réseau public, priorité ou réseau privé : quelles garanties ?

La 5G peut apporter davantage de débit, un délai plus faible et des mécanismes de qualité de service plus avancés que les générations précédentes. Ces possibilités dépendent cependant de la manière dont le réseau est déployé et configuré. Le logo 5G affiché par un modem ne garantit ni une capacité montante réservée ni un délai stable.

Pour une production, le niveau de maîtrise dépend surtout du service accessible derrière la connexion.

Le réseau public sans priorité

Avec une carte SIM ordinaire, le flux partage la capacité disponible avec les autres utilisateurs. La vidéo de production dépend surtout du débit montant, alors que l’EBU relève que les réseaux 5G publics tendent à être optimisés pour le débit descendant et peuvent saturer dans les zones très fréquentées. Un lien peut donc fonctionner pendant une reconnaissance et perdre du débit lorsque le public arrive ou lorsque plusieurs caméras entrent dans la même cellule.

L’agrégation de plusieurs cartes SIM améliore la situation. L’encodeur peut répartir le flux, conserver une liaison lorsqu’une autre faiblit et ajouter des mécanismes de correction. Plusieurs modems ne créent toutefois pas une capacité réservée. Deux opérateurs peuvent partager un pylône, une alimentation, la liaison qui relie l’antenne au reste du réseau — appelée collecte — ou la même zone d’ombre liée au relief.

Le réseau public avec priorité

L’opérateur peut accorder une priorité au trafic, réserver certaines ressources, optimiser les cellules du parcours ou déployer temporairement de la capacité. La production ne possède toujours pas tout le réseau, mais elle ne l’utilise plus comme un abonné ordinaire.

Le marathon de Pékin appartient à cette catégorie. Son architecture combinait des ressources prioritaires et d’autres accès agrégés. La priorité réduisait le risque de saturation, sans remplacer les accès de secours.

Cette distinction doit être documentée avec précision. « SIM professionnelle », « réseau dédié » ou « 5G premium » ne suffisent pas. Il faut connaître les cellules concernées, le débit montant visé, la durée du service, le mécanisme de priorité et l’équipe capable d’intervenir pendant l’épreuve.

Le réseau privé

Une production peut aussi déployer sa propre couverture 5G sur une zone. Elle maîtrise alors davantage les fréquences, la capacité, le cœur de réseau et le partage entre débit montant et descendant.

Ce modèle convient à un départ, une arrivée, un port, un sommet, un circuit ou une zone difficile à câbler. Couvrir plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres est une autre opération : chaque site radio demande une alimentation, une collecte, des fréquences, un accès physique et une continuité avec le suivant.

Sur ce périmètre, la production connaît mieux la capacité disponible. Elle doit toujours résoudre la couverture, l’alimentation des équipements et leur liaison vers la régie.

Il faut encore pouvoir disposer des fréquences. Dans son livre blanc révisé en mars 2026, l’EBU demande un accès souple et abordable au spectre, y compris pour des installations temporaires, et souhaite des règles communes entre pays européens. La disponibilité des fréquences doit donc être vérifiée aussi tôt que la couverture et la collecte.

Pourquoi une carte de couverture ne suffit pas

Les cartes commerciales répondent d’abord à une question grand public : un service mobile devrait-il être disponible à cet endroit ? Une production demande autre chose : plusieurs flux vidéo peuvent-ils maintenir leur débit montant, en mouvement, au même moment et avec un délai compatible avec la réalisation ?

L’Arcep décrit la couverture comme un exercice principalement théorique, fondé sur les déclarations des opérateurs et une modélisation du terrain. Elle précise que les cartes donnent une vision simplifiée et imparfaite, sans garantie de résultat ou de service. La qualité réelle doit être mesurée sur le terrain.

En Belgique, l’IBPT indique que son atlas représente une couverture attendue dans des conditions optimales, sans charge du réseau. Le relief, les constructions, la saturation et le terminal utilisé peuvent modifier la puissance réellement observée.

Même une carte exacte ne donne pas la capacité montante lorsque plusieurs motos entrent dans la même cellule ou lorsque le public utilise le réseau. Elle ne décrit pas davantage la collecte entre l’antenne et le serveur de réception.

Un débit moyen satisfaisant sur l’ensemble du parcours ne compense pas une rupture pendant une attaque décisive. La validation doit donc localiser les zones faibles, pas seulement produire une moyenne générale.

La validation doit donc porter sur le débit montant de toutes les caméras, en mouvement et à l’heure prévue du direct. Elle doit aussi tenir compte de l’importance de chaque image dans le récit de la course.

Que faire lorsqu’une portion du parcours n’est pas couverte ?

Sur une production traditionnelle, le dispositif RF est conçu autant que possible autour du parcours : relais aériens, points de réception, fréquences et fibres sont choisis pour suivre le tracé. Le relief, la visibilité radio, la météo, les autorisations et le coût peuvent malgré tout rendre certains secteurs difficiles.

Avec un réseau mobile public, une partie de cette adaptation dépend d’une infrastructure tierce. Si un secteur ne fournit pas le niveau de service attendu, plusieurs décisions sont possibles :

  • renforcer le réseau public ou déployer une couverture privée sur la zone ;
  • conserver une liaison RF ou satellitaire pour la caméra essentielle ;
  • déplacer une caméra fixe ou une intervention ;
  • couvrir le secteur avec une source aérienne, un plan large ou des données de course ;
  • enregistrer certaines images localement pour les diffuser avec retard ;
  • renoncer au tout-cellulaire.

La recherche n’a pas trouvé de course dont le tracé sportif aurait été modifié uniquement pour préserver une transmission cellulaire. Les cas documentés montrent plutôt une adaptation du dispositif d’images : déplacement d’une caméra ou d’une intervention, recours à un autre moyen de transmission ou interruption assumée sur un secteur.

À Pékin, les opérateurs ont adapté le réseau au tracé. Sur l’UTMB 2024, la production a dû composer avec une interruption des images mobiles entre deux secteurs couverts. Ce sont deux réponses opérationnelles à la même contrainte.

Caméra principale, interview ou secours : le risque n’est pas le même

La place du cellulaire doit être décidée caméra par caméra, et non pour l’événement dans son ensemble.

UsagePlace possible du cellulaireCondition déterminante
Caméra mobile essentielleMoyen principalTester toute sa zone d’utilisation avec les autres flux actifs et prévoir une autre image capable de reprendre l’action.
Contribution légère : interview, présentation, coulissesMoyen principal pour la séquenceAccepter un délai plus long, une reprise ou l’annulation du segment.
Zone difficile à câblerRéseau privé ou public renforcéCouvrir un périmètre défini et assurer la liaison entre ce réseau et la régie.
Production occasionnelleMoyen principal ou architecture hybrideAdapter le nombre de caméras et le niveau de continuité aux moyens réellement disponibles.
Liaison de secoursSecoursVérifier qu’elle ne repose pas sur le même opérateur, le même pylône, la même collecte ou le même serveur de réception que la liaison principale.

Réussir une caméra au sommet ne valide pas la transmission d’une moto pendant 150 kilomètres. La durée du déplacement, la place de l’image dans le direct et l’existence d’une source de remplacement changent le niveau de garantie nécessaire.

Comment valider un parcours avant le direct

  1. Définir le rôle de chaque caméra et les limites acceptables. Il faut distinguer les sources indispensables des angles additionnels, préciser le nombre de flux simultanés et décider à l’avance du débit minimal, du délai maximal, de la qualité d’image attendue et de la durée de perte acceptable. Sans ces seuils, presque tout résultat pourra être déclaré satisfaisant après les essais.
  2. Tester toute la chaîne dans les conditions du déplacement. La reconnaissance doit vérifier la caméra, l’encodeur, les modems, les cellules, la collecte, le serveur de réception, le décodeur et la régie. Elle doit reprendre le sens du parcours, la vitesse, la hauteur d’antenne et, autant que possible, l’horaire du direct. Le débit utile, le délai, sa variation, les pertes, les changements de cellule et le temps de reprise doivent être mesurés. L’intercom, le retour vidéo, le tally et la synchronisation comptent autant que l’image : un flux peut encore arriver alors que la communication avec le cadreur est devenue inutilisable.
  3. Activer simultanément toutes les caméras prévues. Un encodeur isolé peut fonctionner là où cinq motos satureront la capacité montante. Le test doit donc reproduire le nombre de flux, leur débit et leur proximité sur les secteurs critiques.
  4. Provoquer les pannes et préparer leur conséquence à l’antenne. Désactiver un accès opérateur, perdre un modem, réduire la capacité ou interrompre un chemin de réception permet d’observer les alarmes, la réaction de l’équipe et le retour au service normal. Pour chaque secteur fragile, la réalisation doit aussi savoir quelle image utiliser et combien de temps attendre avant d’abandonner une caméra instable.
  5. Revalider après chaque changement. Un nouvel opérateur, un autre firmware, une antenne différente, une modification du parcours ou du nombre de caméras peut changer les résultats.

Certaines conditions de foule resteront impossibles à reproduire. Une marge de capacité, une priorité opérateur ou une autre liaison doivent couvrir cet écart entre la reconnaissance et le direct.

Moyen principal, complément ou secours ?

Le marathon de Pékin montre que plusieurs caméras mobiles peuvent être transportées sur réseau cellulaire pendant toute une course et utilisées dans le programme. Zurich, L’Étoile de Bessèges et le Tour de Provence documentent le même choix sur des épreuves cyclistes.

Mais ces exemples ne valident pas le cellulaire pour n’importe quel parcours. Sur l’UTMB 2024, les images mobiles disparaissaient sur une longue portion. Sur La Vuelta 2025, les principales caméras de course continuaient à passer par une chaîne RF aérienne malgré un important dispositif 5G autour de l’événement.

Avant de confier une image décisive à la 4G ou à la 5G, six points doivent être établis : la couverture réelle, la capacité montante, la priorité du trafic, la stabilité lors des changements de cellule, le délai de bout en bout et l’image disponible en cas de rupture.

Lorsque ces conditions sont maîtrisées sur toute la zone d’utilisation de la caméra, le cellulaire peut devenir son moyen principal. Si la garantie ne porte que sur une zone, un usage ou une séquence, il reste un complément. Employé comme secours, il doit être réellement indépendant de la liaison qu’il remplace.

OBS prévoit d’élargir l’usage de la 5G et des systèmes sans fil à LA28, sans encore préciser quelles caméras leur seront confiées ni avec quelles garanties. Pour les longues épreuves itinérantes, les cas publics étudiés conduisent surtout à une architecture hybride : le cellulaire là où il répond au besoin, et une autre liaison sur les images ou les secteurs qui exigent davantage de continuité.


Note de méthode

Cet article repose exclusivement sur des sources publiques consultées jusqu’au 28 août 2026. Le cas du marathon de Pékin est documenté par un article technique écrit par un professionnel de China Media Group et par un rapport de l’Union internationale des télécommunications. Il établit la chaîne des cinq caméras mobiles jusqu’au camion de production et leur intégration au signal commun. Il ne publie pas le nombre de plans pris à l’antenne, les éventuelles dégradations visibles ni le coût du dispositif.

Pour l’UTMB, l’actualité, le calendrier et les modes de diffusion de 2026 proviennent des publications officielles du circuit. La description technique détaillée repose sur le dispositif documenté en 2024 et présenté début 2025. Les effectifs et le poids du matériel sont attribués aux personnes interrogées par La DH. Le chiffre d’un milliard de vues n’est pas repris, car son périmètre et sa méthode de calcul ne sont pas précisés. L’article n’affirme pas que les mêmes zones sans réseau, les mêmes équipements ni la même architecture sont encore utilisés en 2026.

Les cas de Zurich et des courses françaises sont décrits principalement par les fournisseurs ou partenaires techniques. Les éléments d’architecture qu’ils publient sont repris avec leurs limites ; leurs affirmations de qualité, de continuité ou d’économie ne sont pas traitées comme des mesures indépendantes.

L’article ne déduit pas de la présence de 5G sur un événement que les images principales y circulent. Pour La Vuelta, la chaîne RF des caméras de course est décrite séparément du dispositif général de connectivité. OBS LA28 est présenté comme une orientation future, pas comme une architecture déjà validée.

Bibliothèque de sources

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    https://www.nxrte.com/jishu/14918.html
  2. Union internationale des télécommunications — Report ITU-R BT.2550-0, Usage scenarios and key technologies for 5G-based audiovisual content production and contribution, mars 2025.
    https://www.itu.int/dms_pub/itu-r/opb/rep/R-REP-BT.2550-2025-PDF-E.pdf
  3. LiveU — Covering the UCI Para-Cycling Road World Championships from motorbikes and drones, Zurich 2024.
    https://www.liveu.tv/ja/resources/case-study/covering-the-uci-para-cycling-road-world-championships-from-motorbikes-and-drones
  4. RF Factory — « La remote production 100 % 4G/5G s’impose dans le live sportif », 2026.
    https://www.rf-factory.tv/rf-factory/rf-news/249-la-remote-production-100-4g-5g-simpose-dans-le-live-sportif.html
  5. Mediakwest — « L’Équipe et RF Factory passent à la remote production », 20 février 2026.
    https://mediakwest.com/equipe-rf-factory-remote-production/
  6. TM Broadcast — « RTVE y La Vuelta: el relato técnico contado desde dentro », 2025.
    https://tmbroadcast.es/rtve-vuelta-ciclista-relato-tecnico/
  7. Telefónica — connectivité et gestion des données de La Vuelta 2025, 2025.
    https://www.telefonica.es/es/sala-comunicacion/prensa/telefonica-vuelta-afrontan-edicion-compleja-historia-terminos-conectividad-gestion-datos/
  8. Arcep — « La couverture mobile », page consultée le 27 août 2026.
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  9. IBPT — « Couverture des réseaux », page consultée le 27 août 2026.
    https://ibpt.be/consommateurs/telephonie-internet-tv/comparer-les-operateurs/couvertures
  10. Olympic Broadcasting Services — OBS World Broadcaster Briefing Sets the Stage for Olympic Games Los Angeles 2028, 18 juillet 2025.
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  11. European Broadcasting Union — 5G for Professional Media Production and Contribution, Tech Report 056, octobre 2020.
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  12. European Broadcasting Union — Private 5G networks: Access to spectrum for 5G content production and contribution, livre blanc révisé en mars 2026.
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  13. HOKA UTMB Mont-Blanc — programme sportif officiel 2026, consulté le 27 août 2026.
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  14. UTMB World Series — « UTMB Live : comment suivre la saison 2026 », 2026.
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    https://outdoorsportlive.com/
  16. Broadcast — « How the UTMB content factory is putting trail running on the map », 2025.
    https://www.broadcastnow.co.uk/production/how-the-utmb-content-factory-is-putting-trail-running-on-the-map/5200311.article
  17. Le Monde — « UTMB : l’autre course des “camera runners” », 30 août 2024.
    https://www.lemonde.fr/sport/article/2024/08/30/utmb-l-autre-course-des-camera-runners-charges-de-filmer-l-ultra-trail_6299661_3242.html
  18. La DH/Les Sports+ — « Le défi de l’ultra-trail en live : un milliard de personnes touchées l’an dernier par des images “UTMB” », 31 août 2024.
    https://www.dhnet.be/sports/omnisports/running/2024/08/31/un-milliard-de-personnes-touchees-lan-dernier-par-des-images-utmb-3H5FOTGQ4ZBTHFUK3Y7JQQL6ZQ/
  19. Union internationale des télécommunications — recommandation P.833-10, Attenuation in vegetation, septembre 2021.
    https://www.itu.int/rec/R-REC-P.833-10-202109-I/en
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